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| La très importante question de la répartition
des redevances est prévue dans la partie VIII de la Loi
sur le droit d'auteur. Tout comme la responsabilité de
la perception, le soin de répartir les redevances pour
copie privée est confié directement aux titulaires
de droits d'auteur, et ce, parce que les redevances pour copie
privée ne sont pas des sommes perçues à
des fins publiques mais constituent un revenu destiné
à des titulaires particuliers. Pour des raisons pratiques,
la Loi stipule également que la répartition doit
être prise en charge de façon centralisée
par un organisme désigné par la Commission du
droit d'auteur. Dans toutes les décisions qu'elle a rendues
jusqu'ici, la Commission du droit d'auteur a assigné
cette fonction à la Société
canadienne de perception de la copie privée ou SCPCP.
La SCPCP est un organisme cadre qui représente les auteurs-compositeurs,
les artistes-interprètes, les éditeurs de musique
et les maisons de disques – c'est-à-dire les groupes
au nom desquels les redevances pour copie privée sont
perçues. |
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| La Loi sur le droit d'auteur identifie les classes générales
de titulaires de droits d'auteur au nom desquels les redevances
pour copie privée sont perçues et qui sont admissibles
à un versement. Les auteurs-compositeurs, les artistes-interprètes,
les éditeurs de musique et les maisons de disques –
c'est-à-dire les ayants droit d'œuvre musicales
qui ont été copiées – sont tous
admissibles. Alors que les auteurs-compositeurs et les éditeurs
de musique de toutes nationalités sont admissibles
sous le régime de la loi actuelle, les artistes-interprètes
et les maisons de disques doivent être canadiens pour
pouvoir toucher des redevances pour copie privée.
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La responsabilité de la répartition des
redevances pour copie privée est confiée à
la SCPCP, l'organisme également chargé de leur
perception. Ce mandat est assigné à la SCPCP
par la Commission du droit d'auteur. C'est aussi la Commission
du droit d'auteur qui établit les proportions dans
lesquelles les redevances globales formant la base de distribution
seront réparties entre les trois groupes d'ayants droit,
c'est-à-dire les auteurs-compositeurs et éditeurs
de musique, les artistes-interprètes et les maisons
de disques. Tout comme la responsabilité de la répartition,
les pourcentages des sommes à être réparties
sont établis dans le tarif
pour la copie privée*. À partir de là,
la SCPCP doit répartir les fonds reçus entre
les titulaires individuels de droits d'auteur. On peut raisonnablement
estimer qu'une chanson ouvre droit à 12 paiements.
La SCPCP a été en mesure d'effectuer ses premiers
paiements au début de 2003, donc dans un délai
beaucoup plus bref que ce ne fut le cas dans certains autres
pays s'étant dotés d'un organisme de perception
bien plus considérable. Dès janvier, elle a
commencé à répartir les redevances pour
copie privée de plus de 28 millions de dollars perçues
pour 2000 et 2001. Toujours en 2003, la SCPCP répartira
les 26 millions de dollars qui se sont ajoutés à
l'égard de 2002. La SCPCP a conçu une méthode
qui permet de répartir ces fonds équitablement
entre des dizaines de milliers d'ayants droit. Organisme sans
but lucratif dirigé par des titulaires de droits d'auteur,
la SCPCP ne retient pour elle que ses frais d'administration.
| * La répartition pour 2000 diffère
de celle prévue à l'article 5 du Tarif pour
la copie privée, 1999-2000, reflétant plutôt
les pourcentages précédemment convenus entre
les sociétés de gestion membres de la SCPCP.
L'accord en question a été déposé
auprès de la Commission du droit d'auteur et est
reconnu comme base de paiement légitime. |
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